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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 13:05

Entreprise : Une unité économique dont la fonction est de produire des biens et des services destinés à la vente et dont le but est de dégager des profits.

Fascisme : Se dit de toute doctrine visant à instaurer un régime totalitaire basé sur la toute puissance de l’Etat et le rôle prééminent du Chef. Il vient du mot italien « fascio » qui signifie faisceau, emblème du parti fasciste. C’est une doctrine établie par Mussolini en Italie.

Fiscalité : Système d’imposition

Flottaison des monnaies : Fluctuation de la valeur des monnaies sous l’effet de l’offre et de la demande. Dans le cas contraire, on parle de parité fixe.

Holding : Groupe financier contrôlant des entreprises diverses par une participation dans leur capital.

Indice : Rapport entre deux valeurs d’une même grandeur mesurable (prix, productions). Exemple : Si on fixe à 100 l’indice de la production de houille aux USA en 1938 et s’il est égal à 150 en 1950, on en déduit que cette production a augmenté de 150% entre 1938 et 1950.

Inflation : Phénomène économique caractérisé par un accroissement excessif des moyens de paiement qui ne sont plus en équilibre avec les biens et services offerts par l’économie. Elle se traduit par une hausse générale et continue des prix, une dépréciation de la monnaie, des difficultés économiques, sociales, etc.

Investissement : Dans une entreprise, c’est une dépense qui est destinée à augmenter la capacité de production ou de recherche en créant des équipements nouveaux ou en modernisant les anciens. Il est réalisé à partir de fonds propres de l’entreprise (autofinancement), par emprunt (voie bancaire) ou par augmentation de capital (voie boursière).

Libéralisme : Doctrine des partisans de la libre entreprise ou du libre-échange, selon laquelle l’Etat doit intervenir le moins possible ou n’a pas à intervenir dans les relations économiques.

Masse monétaire : Ensemble des moyens de paiement circulant dans un pays. Elle comprend :

  • La monnaie métallique (pièces de monnaie),
  • La monnaie fiduciaire (billets de banque),
  • Les dépôts des comptes courants bancaires ou postaux mobilisés par la monnaie scripturale (chèque ou virements).

Obligation : Titre représentant un prêt à long terme souscrit par une entreprise ou par l’Etat. L’obligataire reçoit un intérêt fixe mais n’a pas droit de regard sur la gestion de l’entreprise.

P.I.B : Produit intérieur brut qui représente la somme des valeurs des biens et services produits en un an par toutes les entreprises sur le territoire d’un Etat.

P.N.B : Produit national brut, désigne la valeur de la production finale des biens et services réalisés par les agents économiques nationaux localisés à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.

Productivité : Rapport entre la production et les coûts des facteurs de cette production comme la quantité d’énergie, le temps de travail, le capital investi.

Protectionnisme : Attitude visant à protéger les productions nationales par des barrières douanières élevées.

Récession : Ralentissement de l’activité économique. Si elle se prolonge, elle devient dépression.

Service : Activité qui a pour but non de produire un bien matériel, mais de satisfaire des besoins très divers.

Spéculation : Pari sur une variation de valeur.

Taux de change : Rapport légal de convertibilité entre 2 monnaies. Il peut être modifié par le gouvernement.

Taux d’escompte : Taux d’intérêt pratiqué par la Banque centrale et déterminant le loyer de l’argent.

Terme : Signifie échéance. On parle de court terme (moins de 2 ans), de moyen terme (2 à 5 ans) et de long terme (plus de 5 ans).

Termes de l’échange : Rapport entre la valeur des importations et des exportations au cours de l’année.

Action : Titre de propriété représentant l’apport d’une personne, d’une société ou de l’Etat dans le capital d’une entreprise et donnant à son détenteur un droit aux bénéfices et au contrôle de la gestion de l’entreprise.

Autarcie : Régime économique d’un pays qui s’efforce de se suffire à lui-même et de réduire les échanges avec l’extérieur.

Balance commerciale : Compare le montant des importations et celui des exportations.

Balance des paiements : Compare les recettes et les dépenses résultant de toutes les opérations économiques et financières entre un pays donné et l’étranger : échanges de marchandises, services (assurance, transports), échange de capitaux.

Biens de consommation : Produits finis aptes à être consommés. On distingue les biens durables comme les voitures, l’électroménager ; et les biens non durables comme les produits alimentaires, les textiles.

Bourse : Lieu où se vendent et s’achètent des actions, les obligations, où se fixe le cours de l’or.

Budget : Tableau de recettes et de dépenses d’un Etat, d’une entreprise, d’un particulier.

Capitaux : Ensemble des moyens financiers et matériels qui permettent la création d’une entreprise puis son fonctionnement.

Capitalisme : Système économique caractérisé par la propriété privée des biens et des moyens de production et d’échange (terres, usines, banques, moyens de transport, …) et par la concurrence d’entreprises privées dont l’activité est orientée vers la recherche de profits.

Cartel : Association d’entreprises indépendantes les unes des autres pour limiter la concurrence par un partage du marché ou par la fixation comme des prix.

Contingent : Limitation des importations ou des exportations à une quantité fixée pour une période donnée.

Convertibilité des monnaies : Convertibilité en or : Possibilité d’échanger librement une monnaie contre de l’or. Convertibilité générale : Possibilité d’échanger une monnaie donnée contre une autre monnaie selon un taux d’échange officiel appelé « parité » ou « pair ».

Cours force : Inconvertibilité des billets de banque en or.

Couverture : Soit stock métallique constituant la contrepartie des billets en circulation dans un pays ; Soit taux exprimant le rapport entre les importations et les exportations.

Déflation : Action consistant à freiner la hausse des prix par des mesures de réduction de la masse monétaire et de contrôle des revenus.

Dépréciation monétaire : Perte de pouvoir d’achat intérieur d’une monnaie. Baisse du rapport entre une monnaie et les autres monnaies par suite d’une baisse de la demande de cette monnaie.

Dévaluation : Décision législative par laquelle un Gouvernement décide de diminuer la valeur d’une monnaie par rapport à l’or et aux autres monnaies étrangères.

Devise : Monnaie étrangère.

Dumping : Vente de produits sur les marchés étrangers à un prix inférieur à celui qui est pratiqué sur le marché national pour conquérir une clientèle et éliminer la concurrence.

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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 10:52

A l’étape actuelle de l’histoire des peuples, il se pose encore avec acuité aux pays sahéliens le problème de la maîtrise des ressources alimentaires.

Or seules la réalisation de conditions objectives de leur décollage économique et la capacité des populations à gérer les acquis technologiques sont susceptibles de conférer à ces pays, l’aptitude à résoudre adéquatement les graves problèmes de la sécurité alimentaire et de la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement.

 

Aussi, l’accent à mettre sur le rôle et la place des itinéraires techniques agricoles revient-il à justifier notre démarche en la situant au cœur des actions pouvant conduire à l’objectif prioritaire de  l’amélioration des revenus des paysans à travers une agriculture durable.

En effet, chacun sait les enjeux d’une technologie qui suscite l’espoir pour garantir la sécurité alimentaire, mais aussi l’inquiétude face à la pérennité des exploitations agricoles et des ressources naturelles dans un environnement sain. La conjonction entre agriculture familiale performante et amélioration de l’environnement et équité par exemple constitue une piste dont sa valorisation dépend de la capacité de nos Etats, ONG, programmes et projets à sa conception et sa mise en œuvre.

 

La diversité des approches est un réel progrès ; cependant, il est loin le temps où les seules techniques à vulgariser préoccupaient les esprits, même si on peut se demander si la pratique a réellement changé partout : on lit en effet qu’il faut continuer à convaincre certaines organisations d’appui au développement à ne pas donner des intrants aux producteurs sans se soucier de sa capacité à payer progressivement les progrès techniques avec ses propres revenus supplémentaires.

 

Les préoccupations actuelles tournent autour de l’organisation sociale de la gestion des exploitations agricoles familiales. Là où l’administration de l’Etat a échoué, là où l’apprentissage de la décentralisation effective  est encore à faire, les analyses se développent pour comprendre le jeu des acteurs et trouver les voies de la robustesse sociale des organisations de producteurs et des organisations paysannes en général.

 

Il s’agit en fait de trouver l’alliance entre itinéraires techniques agricoles durable et l’organisation sociale qui produit l’efficacité et l’impact économiques nécessaires au développement du revenu des producteurs, mais compatible avec une gestion saine et durable des ressources naturelles et de l’environnement.

 

D’où après avoir convoqué d’autres disciplines, il faut revenir à l’économie et au social. En effet, c’est bien au revenu du paysan qu’on mesure la réussite du développement et la promotion de filières agricoles durables. C’est avec cet équilibre subtil et difficile entre le revenu immédiat et les itinéraires techniques agricoles adaptés et durables qu’il faut compter pour assurer la pérennité des exploitations agricoles familiales.

 

Cette diversité de nouvelles approches illustre de manière pratique et efficace ce qu’est l’approche systémique et participative qu’il faudrait plus pratiquer dans le cadre de processus longs.

 

Dès lors, on n’oppose plus grandes et petites exploitations, producteur individuel et collectif. Chacun a compris que la promotion de filières agricoles durables est affaire de dosage qui tient tellement à la pratique des communautés humaines et à l’histoire du développement local, qu’il n’y a pas de solution universelle, mais bien des bonnes pratiques qui diffusent progressivement.

 

Il s’agit donc d’aborder sérieusement le vrai problème de la gestion des exploitations agricoles familiales et des ressources naturelles et de l’environnement sans lequel la promotion des filières agricoles durables n’est rien.

 

Il s’agit aussi bien de professionnaliser, de spécialiser les métiers de paysan pour libérer l’énergie des producteurs sur leur propre métier de plus en plus complexe en économie de marché.

 

L’accès aux itinéraires techniques adaptés et durables à haute valeur ajoutée économique et sociale est indissociable d’un meilleur service d’appui conseil et d'accompagnement des producteurs. Ce dont le GIE FOCACE et organisations paysannes partenaires se proposent dans l'appui aux filières et chaînes de valeurs agricoles partout où son fondateur a servi à ce jour dans les pays sahéliens (Niger, Burkina Faso, Mali, Togo, Sénégal).

 

Cheikh GUEYE

Ingénieur agronome/Environnementaliste

Spécialiste du Fonio

+221 775527932 / +221 769421936

ctgnna@gmail.com

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 19:51

Caractéristiques des régions sahéliennes:

        

- variabilité spatio-temporelle de la pluviosité

 

- tendance à l’aridité progressive du climat

 

- inégalité spatio-temporelle des ressources pastorales et

 

hydrauliques

 

- stratégie de base pour s’adapter à ces caractéristiques climatiques:

 

         * mobilité des hommes et des animaux

 

- condition de viabilité d’un tel système: faible anthropisation du milieu

- situation écologique actuelle:

 

         * raréfaction des pluies

         * pression démographique

         * extension des terres de culture

         * accroissement des effectifs animaux

         * relations agriculture/élevage souvent conflictuelles

                

D’où:

 

durabilité du système actuel, notamment le système transhumant, non

 

garantie voire compromise

 

Cet état de fait explique le besoin par le PDRIM d’étudier les pratiques de

 

transhumance, notamment ses conséquences sur l’environnement et sur

 

les relations agriculture/élevage.

 

 

 

 

III. 4. Proposition de plan d’aménagement pastoral

Face à la problématique de la gestion de l’espace pastoral que nous venons

 

d’évoquer au cours de cette étude, et dans la perspective d’un développement global

 

conciliant la disponibilité des ressources et les besoins des populations d’une part, la

 

restauration et la  préservation de l’environnement d’autre part; un aménagement

 

pastoral de manière à converger les intérêts des différents utilisateurs de

 

l’espace s’impose:

 

            - comités de transhumance, carnets de transhumance

 

            - mises en défens et aménagement des points d’eau

 

            - suivi périodique par les services techniques de l’état de

 

l’environnement pastoral, de ses dégradations ou de ses

 

améliorations par rapport à l’inventaire de départ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

Les pratiques de transhumance à Mayahi sont caractérisées par:

 

            - une  exploitation minière et permanente des ressources pastorales du fait de:

 

                        . l’accroissement de la charge animale

 

                        . l’extension des champs de culture

 

L’aménagement proposé doit conduire à une restauration de l’environnement (mises en défens et aménagement des points d’eau) et une gestion rationnelle de ces ressources par les différents acteurs impliqués (comités de transhumance, services techniques...).

 

Il importe de noter cependant que les actions proposées ne seront possibles que lorsqu’une autre alternative sera proposée et acceptée par les agriculteurs et éleveurs.

 

Notamment, aucune loi, aucune disposition élaborée par le législateur pour préserver  l’environnement ne sera respectée tant que d’autres systèmes de production permettant:

 

                        . l’accroissement des rendements agricoles à l’hectare, et

 

                        . l’amélioration des performances individuelles des animaux ne seront mis  leur disposition.  

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 14:14

On rencontre au Sénégal, dans la filière fonio, deux systèmes de production de semences assez éloignés l’un de l’autre :

  • Les systèmes des producteurs d’une agriculture familiale plus ou moins traditionnels où le producteur conserve d’habitude ses propres semences prélevées au départ sur ses récoltes ;
  • Les systèmes formels dominés par les techniciens et la recherche.

Aucun de ses deux (02) systèmes n’implique à titre participatif tous les acteurs concernés. En effet, dans les systèmes existant, souvent la communication entre les acteurs est insuffisante pour ne pas dire inexistante.

Les préoccupations des différents acteurs semenciers

Rappelons les préoccupations principales des différents acteurs et de l’intérêt commun qui doit prévaloir pour piloter l’ensemble.

  • Les producteurs (trices) de fonio
  • Disposer des semences au moment opportun et à un prix abordable,
  • Performance satisfaisante pour les producteurs (trices) de fonio dans le cadre du type d’agriculture qu’ils (elles) pratiquent,
  • Minimaliser les risques de très mauvais rendements,
  • Obtenir des graines de qualité (aspects des graines, couleur, goût, coulure des graines, etc.),
  • Revenus monétaires par la production de semences.

  • Les Opérateurs semenciers
  • Multiplier les semences de base,
  • Distribuer/Vendre les semences,
  • Rentabilité financière croissante chaque année.

  • Les Chercheurs
  • Développer des variétés performantes sur le plan technique (variétés à haut rendement).

  • L’Etat
  • Définir et assurer les bases de fonctionnement de l’Agriculture en général.

La position du problème

Les opérateurs semenciers tendent à être dominants et collés à la recherche tandis que l’Etat tend à s’occuper soit de tout ou de rien finalement ! La voix des laissés pour compte, à savoir les productrices et producteurs familiaux de fonio s’entend peu.

Pourtant, ce sont ces productrices et producteurs familiaux qui sont les clients et, qui subissent les conséquences de la baisse de la qualité des semences et de leurs prix fluctuants d’une année à l’autre.

Mais pourquoi « les clients ne sont pas rois » dans ce domaine ?

L’alternative proposée par l’APF Fonio-Sénégal : Un système véritablement participatif

Systémique, participatif et itératif, l’APF Fonio-Sénégal prône une interaction entre acteurs de la chaîne semencière en clair que, tous les acteurs doivent être en communication tout en se concentrant sur leurs rôles principaux respectifs reposant surtout sur leurs compétences respectives.

La production et la redistribution de semences de fonio est un service spécialisé qui demande beaucoup de professionnalisme et de la rigueur pour vraiment servir les productrices et producteurs familiaux.

Il est important de trouver un équilibre entre participation paysanne et professionnalisme. Car une fausse lecture de la participation précisément l’intervention dans des domaines où on n’est pas compétent, comme le disait l’autre, met en danger la qualité du service.

Autrement, le professionnalisme ne doit pas servir de carte stratégique aux structures et personnes de pouvoir pour nuire aux intérêts des productrices et producteurs familiaux de fonio.

Ce système alternatif ne doit pas nécessairement sortir des systèmes formels, mais plutôt d’essayer de les réformer et d’intégrer la voix des productrices et producteurs familiaux de fonio.

Ce système alternatif passerait par les étapes suivantes :

  1. Choix des variétés de fonio à produire : La voix des productrices et producteurs familiaux dans ce choix est fondamental. Leurs besoins et préférences en la matière doivent être discutés directement avec les chercheurs qui apporteront leurs savoirs sur les nouvelles possibilités et innovations. Mais ils doivent bien « écouter, comprendre » ces productrices et producteurs familiaux car ce sont eux les clients qui achèteront ou n’achèteront pas les variétés de fonio qui seront développées. L’Etat supervise la recherche dans le sens de ne pas injecter inutilement de l’argent dans des recherches dont le produit ne sera pas d’utilité pour les productrices et producteurs familiaux de fonio.

  1. Production et Multiplication des variétés de fonio sélectionnées : La production de semences de fonio pour les variétés sélectionnées et/ou améliorées doit être assurée dans des conditions bien contrôlées. Les opérateurs semenciers doivent s’en occuper. Par contre la multiplication des semences dans des quantités nécessaires (quantités commerciales) serait laissée, contre juste rémunération, à des productrices et producteurs de fonio spécialisés, sous la supervision des services techniques (comme la séparation des différentes variétés et des semences ordinaires).

  1. Récolter, conditionner, conserver : Les productrices et producteurs multiplicateurs de semences de fonio récoltent et font les premiers pas du conditionnement. Les opérateurs semenciers supervisent le processus, collectent les semences de fonio, les conditionnent et les conservent dans des conditions optimales.

  1. Garantir et suivre la qualité physique et génétique des semences de fonio : Les productrices et producteurs de fonio ont intérêt à ce que la supervision du processus de multiplication par les opérateurs semenciers de fonio soit rigoureuse. Ceux-ci sont intéressé par un travail de qualité des multiplicateurs pour assurer la qualité de leurs produits. Ils vendront seulement si leurs semences sont meilleures et mieux adaptées aux objectifs des productrices et producteurs familiaux, que celles qu’ils trouvent sur le marché informel.

  1. La Certification : Un système de certification indépendant des opérateurs semenciers de fonio et supervisé par l’Etat (réglementation) donne à tous les lots de semences produits selon les règles, un label de qualité. Les productrices et producteurs familiaux de fonio doivent être représentés dans ce système de certification pour un suivi et contrôle interne (SCI).

  1. Redistribution et Information-conseil pour les productrices et producteurs familiaux : Les opérateurs semenciers de fonio vendent les semences à des prix peut-être plus élevés que ceux du marché informel (qui existe toujours !). Mais ils offriront en ce moment une qualité garantie. Puisqu’ils vivent de leur service, ils ont intérêt à offrir « un service sur mesure » par une bonne vulgarisation, en rendant accessible toute la diversité et la qualité exigées par les productrices et producteurs familiaux. Si ce travail ne se fait pas bien, les clients se tourneront vers le marché informel.

  1. Gestion administrative et financière : Au niveau des opérateurs semenciers de fonio, la bonne gestion va aussi de l’intérêt des productrices et producteurs familiaux car, une faillite les affecterait directement. Ne peut-on pas d’ailleurs imaginer une surveillance publique de la gestion des opérateurs semenciers de fonio ? La justification ne manquerait pas puisqu’il y’a un intérêt publique.

Evidemment, il s’agit de contours et pistes. Il s’agit également d’un processus par lequel il faudra aller pas à pas. Et de manière transversale, le dialogue avec les structures existantes est important puisqu’il y’a sans doute du savoir et des acquis.

Au cas où un système formel n’existerait pas ou ne montrerait pas d’ouverture du tout, il faudra lutter pour la sauvegarde et l’amélioration des semences traditionnelles de fonio en construisant des systèmes indépendants qui se fondent sur le savoir paysan (la pratique paysanne) avec la technique et la participation avec une organisation qui ne s’oppose pas à un suivi et contrôle interne rigoureux et régulier.

L’APF Fonio-Sénégal s’inscrit dans ce dernier cas quand t-on sait tous enjeux autour de la sécurité alimentaire dans le monde paysan, qui ne se fera effectivement sans passer par la maîtrise de toutes les composantes (sans exclusive) des chaînes de valeurs et de la filière fonio, grâce à la libération et l’autonomisation des productrices et producteurs familiaux de fonio.

Bibliographie :

  • « L’Aridité, une contrainte au développement », ORSTOM, Paris, 1992
  • 3 Actes du premier atelier sur la diversité génétique du fonio (Digitaria exilis Stapf.) en Afrique de l’Ouest », APGRI, Conakry, Guinée, 1998
  • Acacia – Revue de l’Agriculture Ecologique en Afrique, n°25, Novembre 2002
  • Guide du formateur pour la Gestion des Banques de Semences, Afrique Verte – FAO –Ministère du Développement Agricole, Direction des Cultures Vivrières, Niamey – Niger, Novembre 2007
  • Management of a seed bank, Trainings for the leaders of the groups, Inter Aide – AGRO Phalombe, AGRO 1.1.3 Seed Banks, Septembre 2009
  • Revue SPORE, N°154, CTA, Août-Septembre 2011.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 15:38
  1. Principes de base

Il ne suffit pas de proclamer la primauté et la priorité accordées à l’agriculture pour son développement. Il faut en connaître la logique et les exigences..

L’agriculture est une activité organisée de production animale et végétale qui mobilise différents acteurs au cours de son déroulement : agriculteurs, éleveurs, OP, cadres techniques de conception et d’encadrement, chercheurs, formateurs, politiciens, commerçants, banquiers, transporteurs, etc.

Certains de ces acteurs interviennent au niveau d’impératifs, d’autres au niveau d’accélérateurs du développement agricole durable.

Les cinq (05) impératifs du développement agricole durable sont :

  • Les débouchés pour les produits agricoles,
  • L’amélioration des pratiques et techniques agricoles,
  • La disponibilité et la possibilité d’acquisition sur place des intrants et matériels agricoles,
  • Les stimulants à la production agricoles,
  • Les moyens de transport.

Qu’un seul de ces impératifs fasse défaut, et il ne peut avoir de développement agricole.

Les autres acteurs et intervenants agissent au niveau de cinq (05) accélérateurs du développement agricole durable :

  • Un système éducatif axé sur le développement durable,
  • Le crédit à la production,
  • L’organisation et l’action collective des paysans,
  • L’amélioration et l’expansion des terres agricoles,
  • La planification locale et nationale en vue d’un développement agricole durable.

Au-delà de leurs actions spécifiques, les interactions entre impératifs et accélérateurs doivent :

  1. Modifier le processus de production,
  2. Modifier le comportement des paysans,
  3. Modifier la nature des exploitations agricoles,
  4. Modifier les rapports entre coûts et profits dans chaque exploitation agricole pour stimuler le processus d’évolution de l’agriculture vers une agriculture véritablement durable.

  1. Position du problème

L’approche du développement agropastoral s’est faite jusqu’à présent en fonction de paquets technologiques dont l’efficacité avait été établie ailleurs, et que l’on s’efforçait généralement de vulgariser de façon indifférenciée dans n’importe quelle situation.

D’où les échecs répétés un peu partout : La diversité des situations ne pouvait se satisfaire d’un modèle uniforme.

En outre, même si la juxtaposition d’actions sectorielles (ouvrages hydrauliques, campagnes de vaccination, etc.) a été suivie d’effets positifs, les impacts sur les relations agriculture/élevage, sur les RNE n’ont pas suffisamment été prévus.

Cette faible capacité d’anticipation impose dès lors de réussir l’intégration de l’élevage à l’agriculture et vis versa.

L’activité d’élevage est caractérisée par la mobilité animale. Par exemple, la transhumance a été toujours décrite comme étant simplement un ajustement de l’offre fourragère aux besoins alimentaires des animaux.

Un tel cliché simplement par le fait que peu d’études approfondies avaient été menées sur la pratique de transhumance en tant que système productif.

Il ressort aujourd’hui que la transhumance est devenue une affaire de tous et non une spécificité des populations de tradition pastorale (peuls, touaregs, en particulier). Elle est devenue un enjeu majeur dans l’évolution des relations agriculture/élevage.

Ainsi, l’inadéquation du système actuel résulte d’une situation d’équilibre rompue depuis une cinquantaine d’années par une forte anthropisation du milieu biophysique.

En effet, le système agropastoral associant une agriculture extensive et un élevage sur parcours caractérisé par la mobilité, représentait jusqu’à une date récente, une adaptation culturelle et technique remarquable aux conditions climatiques aléatoires et à la faible anthropisation du milieu.

La sédentarisation progressive d’une grande partie des populations de tradition pastorale en vue de la recherche de la sécurisation foncière, la pratique de l’élevage par les agriculteurs de tradition, la vaine pâture (diurne, nocturne), l’élevage de contemplation, le vol de bétail, etc. sont autant de facteurs qui font que la productivité (agricole et pastorale) ne suit plus le rythme des besoins alimentaires des populations, et a comme corollaire la dégradation des RNE.

  1. Orientations pour régler le problème

Si des dispositions existent (lois, codes forestiers, fonciers, pastoral, etc.), leur mise en œuvre de concert avec les acteurs est loin d’être évidente. L’avènement de systèmes productifs réside dans la capacité de l’Etat, des programmes et projets, des ONGs à cette mise en œuvre :

  • Il apparaît la nécessité de mieux cerner la multiplicité des réalités concrètes sur le terrain comme préalable à toute action ;

  • La compréhension des pratiques mises en œuvre par les acteurs en est une voie. En effet, si la la technique peut être décrite indépendamment de l’acteur qui la met en œuvre, il n’en est pas de même des pratiques qui elles, sont liées à l’acteur et aux conditions dans lesquelles il exerce son activité.

  • Les producteurs, agriculteurs et/ou éleveurs devront très rapidement constater les améliorations.

Pour cela, les techniciens ont un rôle important à jouer. Ils ne seront plus simplement des exécutants de tâches ponctuelles, mais devront être des conseillers, et accompagnateurs sur le terrain, en clair de véritables animateurs du développement rural. Ils doivent enfin être aptes par leurs qualités à résoudre l’ensemble des difficultés qui se poseront.

Cheikh GUEYE Ingénieur agronome, Spécialisé en Protection de l’environnement et amélioration des systèmes agraires sahéliens Contacts : +221 77552 79 32 / +221 77 994 15 20 ctgnna@gmail.com

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 08:35
  1. Le contrat

Pour nous, le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes (physiques et/ou morales) s'obligent envers une ou plusieurs autres à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose. Le contrat présente alors trois (3) caractères fondamentaux:

  • la subordination de l'individu au groupe;
  • l'intervention du législateur;
  • la possibilité d'adaptation aux données économiques et sociales.

Le contrat est donc caractérisé par l’obligation d'une personne ou d'un groupe de personnes envers une autre personne ou un autre groupe de personnes. Les personnes obligées par le contrat se nomment contractants. Les notions d'obligation et de contractant sont alors fondamentales.

  1. L’agriculture contractuelle

Le concept d’agriculture contractuelle se fonde sur relation de confiance entre les producteurs et les entreprises privées. Ce qui peut prendre du temps et exiger beaucoup d’efforts.

Le concept d’agriculture contractuelle implique :

  • D’être disposé à respecter les accords,
  • De fournir les productions ou les produits au bon moment,
  • De résister à la tentation de vendre les productions ou les produits à d’autres acheteurs.
  1. L’accompagnement des producteurs

L'accompagnement est un processus de communication spontané, qui, prend place partout et en tout lieu, et que nous expérimentons chaque jour dans nos comportements de résolution des problèmes.

Accompagner une dynamique organisationnelle, c'est plus qu'enregistrer et mémoriser des informations. L'accompagnement est un processus qui est alimenté par des incitations, un nouveau cadre de vie et de travail, des modèles ou idéaux. En effet:

  • nous prenons conscience de nouvelles différences (différenciation) et,
  • entrevoyons de nouveaux liens (intégration) auxquels,
  • nous orientons notre action dans un but précis.

Dès lors, l'accompagnement de dynamiques organisationnelles est une pièce maîtresse dans l'échiquier du conseil. Les processus d'accompagnement ne deviennent efficaces que si nous prenons le temps:

  • d'identifier les qualifications clés: en effet, les objectifs de l'accompagnement doivent être dérivés des prestations devant être accomplies au poste de travail;
  • de combiner nos expériences et nos formations externes avec les activités d'encadrement. L'encadrement est compris ici comme un suivi de la dynamique organisationnelle, c'est à dire une forme d'orientation pédagogique ayant pour objet de mettre les personnes concernées en situation d'apprendre et de résoudre les problèmes de manière autonome.

Cet encadrement se fonde alors sur l'hypothèse selon laquelle l'application du principe de l'intervention minimum libère des potentialités chez le groupe.

  • de préparer le transfert dans la pratique du processus: encourager le processus, observer les perturbations, développer des programmes opérationnels, développer des opportunités d'apprentissage.

La qualité de l'interaction interne dans le groupe a pour effet de stimuler ou de bloquer la dynamique de groupe. Aussi, la capacité de performance dépend de la tendance du groupe au cloisonnement ou au contraire à la délitescence.

La dynamique organisationnelle devient difficile lorsque les relations personnelles s'enrayent.

Pour rendre active la dynamique organisationnelle, nous devons contrecarrer deux (2) tendances qui entravent de nombreux processus de groupe:

  • les relations horizontales: les individus souhaitent se voir confirmés dans leurs actes et tendent à aligner leurs attitudes et comportement sur la moyenne du groupe. Il faut que les opinions et attitudes divergent, la critique et l'opposition puisse être exprimés;
  • les relations verticales: pour éviter les conflits de pouvoir, les individus tendent à adopter un comportement axé sur la réciprocité. En effet, ils réagissent à un comportement dominateur en se soumettant.Les inégalités de pouvoir et les dépendances marquées structurent la communication de telle manière qu'il est souvent nécessaire de former des groupes mus par des intérêts de même ordre.

L'accompagnement de dynamiques organisationnelles met en jeu des processus individuels, sociaux et structurels. Il suppose que les savoirs acquis par l'individu soient enregistrés dans la mémoire de l'Organisation.

Il conduit donc à une transformation des processus et structures.

La propension et la réceptivité des organisations à l'accompagnement se reflète dans le comportement adopté par ces organisations face à l'information et à l'opposition.

Les discussions sur ce thème déclenchent généralement des initiatives de planification stratégique et des processus intenses de formation d'équipes.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 12:39
  1. Le contrat

Pour nous, le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes (physiques et/ou morales) s'obligent envers une ou plusieurs autres à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose. Le contrat présente alors trois (3) caractères fondamentaux:

  • la subordination de l'individu au groupe;
  • l'intervention du législateur;
  • la possibilité d'adaptation aux données économiques et sociales.

Le contrat est donc caractérisé par l’obligation d'une personne ou d'un groupe de personnes envers une autre personne ou un autre groupe de personnes. Les personnes obligées par le contrat se nomment contractants. Les notions d'obligation et de contractant sont alors fondamentales.

  1. L’agriculture contractuelle

Le concept d’agriculture contractuelle se fonde sur relation de confiance entre les producteurs et la société AGROPHYTEX. Ce qui peut prendre du temps et exiger beaucoup d’efforts.

Le concept d’agriculture contractuelle implique :

  • D’être disposé à respecter les accords,
  • De fournir les productions ou les produits au bon moment,
  • De résister à la tentation de vendre les productions ou les produits à d’autres acheteurs.
  1. L’accompagnement des producteurs

L'accompagnement est un processus de communication spontané, qui, prend place partout et en tout lieu, et que nous expérimentons chaque jour dans nos comportements de résolution des problèmes.

Accompagner une dynamique organisationnelle, c'est plus qu'enregistrer et mémoriser des informations. L'accompagnement est un processus qui est alimenté par des incitations, un nouveau cadre de vie et de travail, des modèles ou idéaux. En effet:

  • nous prenons conscience de nouvelles différences (différenciation) et,
  • entrevoyons de nouveaux liens (intégration) auxquels,
  • nous orientons notre action dans un but précis.

Dès lors, l'accompagnement de dynamiques organisationnelles est une pièce maîtresse dans l'échiquier du conseil. Les processus d'accompagnement ne deviennent efficaces que si nous prenons le temps:

  • d'identifier les qualifications clés: en effet, les objectifs de l'accompagnement doivent être dérivés des prestations devant être accomplies au poste de travail;
  • de combiner nos expériences et nos formations externes avec les activités d'encadrement. L'encadrement est compris ici comme un suivi de la dynamique organisationnelle, c'est à dire une forme d'orientation pédagogique ayant pour objet de mettre les personnes concernées en situation d'apprendre et de résoudre les problèmes de manière autonome.
  • cet encadrement se fonde alors sur l'hypothèse selon laquelle l'application du principe de l'intervention minimum libère des potentialités chez le groupe.
  • de préparer le transfert dans la pratique du processus: encourager le processus, observer les perturbations, développer des programmes opérationnels, développer des opportunités d'apprentissage.

La qualité de l'interaction interne dans le groupe a pour effet de stimuler ou de bloquer la dynamique de groupe. Aussi, la capacité de performance dépend de la tendance du groupe au cloisonnement ou au contraire à la délitescence.

La dynamique organisationnelle devient difficile lorsque les relations personnelles s'enrayent.

Pour rendre active la dynamique organisationnelle, nous devons contrecarrer deux (2) tendances qui entravent de nombreux processus de groupe:

  • les relations horizontales: les individus souhaitent se voir confirmés dans leurs actes et tendent à aligner leurs attitudes et comportement sur la moyenne du groupe. Il faut que les opinions et attitudes divergent, la critique et l'opposition puisse être exprimés;
  • les relations verticales: pour éviter les conflits de pouvoir, les individus tendent à adopter un comportement axé sur la réciprocité. En effet, ils réagissent à un comportement dominateur en se soumettant.

Les inégalités de pouvoir et les dépendances marquées structurent la communication de telle manière qu'il est souvent nécessaire de former des groupes mus par des intérêts de même ordre.

L'accompagnement de dynamiques organisationnelles met en jeu des processus individuels, sociaux et structurels. Il suppose que les savoirs acquis par l'individu soient enregistrés dans la mémoire de l'Organisation.

Il conduit donc à une transformation des processus et structures.

La propension et la réceptivité des organisations à l'accompagnement se reflète dans le comportement adopté par ces organisations face à l'information et à l'opposition.

Les discussions sur ce thème déclenchent généralement des initiatives de planification stratégique et des processus intenses de formation d'équipes.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 11:56

Un modèle doit suivre les données (BENZECRI et coll ; 1973). Pour mieux comprendre le concept de modèle, nous allons rappeler la définition donnée par le cybernéticien MINSKY (Encyclopédie International des Sciences et des Techniques, 1972) : « Pour un observateur O, un objet M est un modèle d’un objet A si M permet à O de trouver la réponse à des questions qu’il se pose sur A ».

Dès lors, cherchons à construire :

  • Dans un premier temps, un modèle explicatif, c’est à dire qui permet de remonter de l’effet à la cause en expliquant pourquoi tel effet s’est produit ;
  • Dans un second temps, un modèle prévisionnel permettant de déduire l’effet de la cause ;
  • Dans un troisième temps, un modèle de simulation opérationnelle, ou modèle d’action pour prévoir les effets produits par certaines causes appelées variables d’action et supposées sous contrôle.

La conception d’un modèle passe par 5 différentes phases d’élaboration que nous allons analyser comme suit :

Phase 1 : Phase de documentation

Tous les faits authentiques connus sur l’objet d’étude et son environnement sont soigneusement recensés et classés.

Phase 2 : Phase de rationalisation ou d’abstraction

Les données disponibles sont généralement de qualité différente, hétérogènes dans la forme comme dans le fond. Il est indispensable de normaliser la description des faits de façon à homogénéiser les sources de renseignement et développer les possibilités de comparaison.

Cette opération est délicate car si elle peut entraîner une perte de précision, elle ne doit pas en affecter l’exactitude.

L’analyse des faits précis peut conduire à découvrir des relations générales entre environné et environnement. On passe donc progressivement à une phase de conceptualisation qui fournit la trame du raisonnement déductif du modèle.

Phase 3 : Phase de conception

La conception d’un modèle découle de l’évaluation qualitative et quantitative des facteurs de contrainte pour l’objet étudié. En général, un petit nombre de facteurs de l’environnement a une influence déterminante sur le comportement de l’objet étudié.

Ce sont ces facteurs qu’il faut isoler, quantifier et hiérarchiser entre eux. Souvent ce sont des facteurs de marché, administratifs, financiers, de relations humaines, et politiques complexes.

La définition de leur influence sur l’objet étudié permet d’évaluer la signification d’un environnement donné pour celui-ci.

On parvient alors à établir les relations fonctionnelles principales entre l’objet d’étude et l’environnement en sélectionnant les combinaisons de facteurs de l’environnement, et pour l’objet d’étude les critères d’amélioration.

Le modèle devient donc l’équivalent d’une table de correspondance entre les valeurs instantanées des principaux facteurs de l’environnement de l’objet étudié et les types de réponse les plus probables de l’objet étudié (action/réaction).

Il s’agit de présenter un modèle simple permettant de décrire les relations privilégiées entre environnement et environné dans les termes les plus simples possibles à partir des faits tangibles et non pas des relations mathématiques hypothétiques.

En effet, le défaut des modèles mathématiques réside dans le manque d’informations sur les réponses précises de l’objet d’étude. Et pour combler ces lacunes, on est tenté de faire des interpolations et des extrapolations à partir d’un très petit nombre de situations réelles contrôlées. Encore que des résultats aient pu être obtenus, on doit admettre que ce type de modèle (mathématique) est fort peu maniable pour un non initié et dépasse rarement le champ déterminé d’observations pour lequel il fut conçu comme l’ont fait remarquer BENZECRI et coll.

Phase 4 : Phase de matérialisation et de validation

Bien qu’un modèle soit toujours une représentation abstraite et simplifiée, donc déformé d’un aspect de la réalité, il est cependant élaboré pour obtenir une meilleure connaissance de cette réalité. C’est pourquoi les résultats qui découlent de son utilisation doivent être confrontés avec les faits réels contrôlables pour juger de la validité du modèle.

Phase 5 : Phase d’exploitation

Lorsqu’un modèle est jugé satisfaisant après examen de toutes les déductions qu’il est possible de vérifier, son domaine d’application le plus sûr se situe dans les secteurs où les contrôles (suivi) ont lieu.

L’automatisation du traitement des calculs est une perspective intéressante à considérer (ARNAUD, FOREST et LAUNOIS, 1978).

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 11:50

Le concept de chaîne de valeur agricole décrit de plus en plus des approches cherchant à améliorer les perspectives commerciales des producteurs et accroître leurs marges bénéficiaires.

Une chaîne de valeur se distingue par le fait que :

  • toutes les relations sont coordonnées,
  • que chaque étape est source de valeur ajoutée,
  • et que le marché final est bien défini.

Dès lors, une chaîne de valeur est une succession d’étapes qui sont toutes sources de valeur ajoutée, coordonnées, à tous les niveaux de la production, de la transformation et de la distribution, et destinées à répondre à la demande du marché.

Tandis qu’une chaîne basique implique un producteur principal qui coordonne les approvisionnements destinés à un acheteur.

Cette approche permet de remédier aux faibles revenus des producteurs.

Les trois (03) principales caractéristiques d’une chaîne de valeur sont :

  • Coordination à toutes les étapes de la chaîne,
  • Valeur ajoutée à chaque étape,
  • Approche régie par les lois du marché, répondant à la demande locale, nationale et internationale des consommateurs.

Cependant, la Planification est la clé et une attention particulière doit être portée aux détails.

En outre, la Communication avec les autres maillons de la chaîne est essentielle, puisque si un seul maillon faillit, c’est toute la chaîne qui sera affectée.

Donc, les chaînes de valeur ne sont pas des associations caritatives comme le disait Andrew Shepherd en 2012.

L’opérationnalisation de cette approche de chaîne passe par l’agriculture contractuelle. Mais dans ce cadre là, il faut :

  • Etre disposé à respecter les accords,
  • Fournir les produits au bon moment,
  • Résister à la tentation de vendre à d’autres acheteurs.

Dès lors, il faut établir une relation de confiance entre les producteurs et l’entreprise ; ce qui peut prendre du temps et exiger beaucoup d’efforts.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 22:14

Autrefois, les connaissances basées sur l'expérience se transmettaient de père en fils sans qu'intervienne le milieu extérieur.

 

Maintenant l'évolution scientifique, sociale et culturelle est rapide; le jeune qui veut se former à l'agriculture de son époque doit s'ouvrir sur l'extérieur, et cette ouverture ne doit pas se limiter à la formation. C'est l'état d'esprit du futur agriculteur qui doit être ainsi et c'est pourquoi ce métier d'agriculteur exige toutes les qualités de l'homme.

Le métier d'agriculteur demande la mobilisation et la valorisation de toutes les capacités de l'être humain: savoir, savoir-faire et savoir-être; en d'autres termes, la connaissance, l'aptitude et l'attitude.

Aussi, l'Agriculteur d'aujourd'hui doit être à la fois:

 

  • Agronome: L'Agriculteur d'antan était un cultivateur; maintenant, il doit être un Agronome: la nuance est grande.

En effet, un Agriculteur possède des connaissances scientifiques et techniques qui lui permettent d'appréhender les problèmes qu'il rencontre chaque jour dans son activité.

L'Agriculture n'est pas un métier de recettes qu'il suffit de suivre; l'outil de travail est le milieu vivant et la nature est trop capricieuse pour être stable. Un bon agriculteur saura tirer profit de la nature sans la dégrader.

 

  • Gestionnaire: Pour désigner une exploitation agricole, on emploie maintenant le terme d'entreprise agricole.

En effet, les méthodes pour gérer une exploitation agricole sont les mêmes que dans d'autres secteurs d'activités et un exploitant agricole doit donc posséder les mêmes compétences qu'un entrepreneur de l'industrie.

Ceci est d'autant plus vrai actuellement où l'agriculture est très grande consommatrice de produits intermédiaires (matériel agricole, carburant, engrais, pesticides, …) et où les marges de rentabilité sont souvent très étroites pour bon nombre de productions.

 

  • Manager: Diriger une exploitation agricole demande les compétences d'un vrai chef d'entreprise; en effet, l'exploitant agricole doit savoir gérer le personnel, s'il y'a, et le matériel agricole.

Ainsi, l'organisation du travail doit être optimisée pour exploiter au mieux les facteurs de production (capital, travail, terre).

Par exemple un bon agriculteur choisira des productions qui lui permettent de répartir son travail et l'utilisation de son matériel toute l'année (planification des cultures et des tâches).

 

  • Homme de relations publiques: L'agriculteur ne doit pas rester isolé; il doit être en bonne relation avec tout le milieu professionnel (chambre de commerce, agences de financement, ministère de l'agriculture, centres de recherches, organisations paysannes, Ong, coopératives).

En effet, l'intégration dans le milieu professionnel permet d'une part de se tenir informé de la législation en cours et des décisions politiques, et d'autre part de participer activement à l'évolution du monde agricole.

 

  • Commerçant: Si certaines grandes productions ne posent pas de problèmes de débouchés (céréales et quelques produits maraîchers), un grand nombre de produits sont confrontés à la loi du marché, c'est à dire de l'offre et de la demande.

Même s'il existe aujourd'hui une organisation assez importante des marchés, un agriculteur qui sait vendre ses produits tirera un meilleur revenu qu'un agriculteur mauvais commerçant.

 

  • Homme de progrès: L'Agriculteur de demain ne vivra que s'il s'adapte aux nouveaux contextes économiques, sociaux et culturels; mais mieux encore que l'adaptation, c'est l'innovation qui peut lui permettre de réussir dans des créneaux jusque là sous-estimés. Un agriculteur dynamique sera un agriculteur novateur.

 

Toutes ces qualités qu'exige le métier d'agriculteur aujourd'hui peuvent paraître, de prime abord, trop nombreuses pour une seule personne. En effet, celles-ci sont essentielles pour réussir dans ce métier.

 

 

Aucune de ces qualités ne demande un don particulier et c'est grâce à une bonne formation agronomique et au dynamisme qu'un individu deviendra apte à assumer son entreprise agricole.

 

Cheikh Guèye

Ingénieur agronome/Environnementaliste

BP 28 Sédhiou (Casamance) - Sénégal

Contact: +221 779941520 / +221 775527932 Skype: gueyegueye95

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