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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 15:03

Pendant la période coloniale, malgré quelques sécheresses catastrophiques qui l’ont été d’autant que l’agriculture était axée sur les cultures de rente, cette agriculture a atteint ses objectifs coloniaux d’approvisionnement de la métropole en ces produits de rente.

 

Si après l’indépendance, l’agriculture est aujourd’hui incapable de réaliser l’autosuffisance alimentaire qui est son objectif premier depuis la grande sécheresse de 1973, il faut admettre que cet échec est le résultat de l’inadéquation des politiques et stratégies mises en œuvre et qui ont été incapables de lutter contre les sécheresses et les autres aléas et de faire évoluer les pratiques des petits paysans.

Tout cela n’est pourtant qu’une question de volonté, de priorité donnée à l’agriculture à l’échelle des valeurs.

Si l’agriculture ivoirienne a atteint ses objectifs alimentaires et de rente, c’est ce qu’a compris Feu Houphouet Boigny, qui seul en Afrique de l’Ouest a fait de l’agriculture et des agriculteurs le moteur du décollage économique de son pays.

Il ne suffit pas de proclamer la primauté et la priorité accordées à l’agriculture pour son développement. Il faut en connaître la logique et les exigences.

L’agriculture est une activité structurée et organisée de production animale et végétale qui mobilise différents acteurs au cours de son développement : agriculteurs, éleveurs, cadres techniques de conception et d’encadrement, chercheurs, enseignants-chercheurs, formateurs, politiciens, commerçants d’intrants agricoles et zootechniques, commerçants de produits agricoles, commerçants de matériels agricoles, des banquiers pour les crédits agricoles, les organisations d’agriculteurs, les transporteurs, etc.

Certains de ces partenaires du « monde agricole » interviennent au niveau des cinq (05) IMPERATIFS du développement agricole ci-dessous :

-           Débouchés pour les produits agricoles,

-           Changement constant de techniques,

-           Disponibilité et possibilité d’acquisition sur place des intrants et matériels agricoles,

-           Stimulants à la production pour les agriculteurs,

-           Moyens de transport ?

Qu’un seul de ces impératifs fasse défaut, et « il ne peut avoir de développement agricole ». Jusqu’où l’opérationnalisation de ces impératifs reste-elle compatible avec la qualité de l’environnement ? Qu’est cette qualité dans le cadre d’un développement durable ?

Les autres partenaires jouent leurs rôles au niveau des ACCELARATEURS du développement agricole qui sont également au nombre de cinq (05) à savoir :

-           Système éducatif axé sur le développement durable,

-           Crédit à la production,

-           Organisation et action collective des agriculteurs,

-           Amélioration et expansion des terres agricoles,

-           Planification nationale en vue du développement agricole.

Au-delà de leurs actions spécifiques, les interactions des deux (02) groupes de partenaires doivent nécessairement modifier :

Ø  Le processus de la production,

Ø  Les comportements des producteurs,

Ø  La nature des exploitations agricoles,

Ø  Les rapports de coûts aux profits dans chaque exploitation, et, le tout pour stimuler le processus d’évolution de l’agriculture.

Quels seront l’impact de toutes ces interactions sur la gestion des ressources naturelles et la qualité de l’environnement.

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